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Conseiller de Google au Vietnam

« L’expérience que j’ai tiré de mes entretiens d’embauche, c’est que j’en manquais ! »

C’est ce que révèle Huynh Kim Tuoc, qui a su convaincre les plus sévères employeurs de Google. Réponse modeste d’un homme devenu conseiller au Vietnam du plus grand moteur de recherche mondial ; à force de détermination, d’audace… et d’un coup de pouce du destin.

À l’âge de 12 ans, Huynh Kim Tuoc part aux États-Unis avec sa famille. Une nouvelle vie commence : apprentissage de la langue, études, mode de vie… Tout est à réapprendre. Au début, Tuoc décide d’étudier la psychologie à l’université de San Antonio (Texas). Mais après 4 ans, un peu déçu, il change de voie et prend des cours d’administration publique. Une fois diplômé, il pose sa candidature pour participer à un programme de développement social, mis sur pied par Bill Clinton. Sa mission : jouer l’intermédiaire entre Blancs et Noirs pour régler des différends. Mais un jour, alors qu’il visite une communauté afro-américaine, quelqu’un lui lance : « Retourne dans ton pays d’origine ! » Des propos cinglants qui réveillent en lui l’idée de rentrer au Vietnam…

Retour au pays natal

Après 15 ans passés au pays de Bill Gates, Tuoc revient au Vietnam en 1996. Fait étonnant, le rhume qui le tenaillait depuis plusieurs années aux États-Unis disparaît subitement ! Utilisateur des services en ligne de Google, il détecte des problèmes techniques qu’il envoie au siège du groupe avec des idées pour les régler. Justement, Google cherche un conseiller au Vietnam. Tuoc dépose sa candidature, passe 5 entretiens téléphoniques, réalise une analyse du marché vietnamien… Finalement, il est embauché.

« Google Vietnam compte s’étendre sur l’ensemble de la péninsule indochinoise au cours de ces 5 prochaines années », a-t-il assuré lors de sa dernière interview aux États-Unis où on les questionnait sur les perspectives de développement du marché de l’Internet au Vietnam. La clé pour réussir chez Google selon lui ? « La débrouillardise, l’autonomie et l’amour du travail bien fait. »

D’après Khac **** / Le Courrier du Vietnam n° 4037 (11.03.2007)

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