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Entreprendre et innover au Vietnam

Officience était hier au déjeuner-débat organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Vietnam et le Centre Franco-Vietnamien de Gestion qui avait pour thème: « Innover et entreprendre : comment faire si l’on n’habite pas la Silicon Valley? ». Au programme : l’intervention de Sylvain Bureau, professeur à l’ESCP et de passage au CFVG pour une semaine, et les témoignages d’Eric Merlin (PDG d’Apple Tree), Duc (PDG d’Officience) et Thanh Tu LE, (directrice générale de Jolie Siam). Ces discours et débats passionnants nous ont donné l’idée d’écrire un article sur l’innovation et l’entrepreneuriat au Vietnam!

Le mythe de l’entrepreneur innovant

La légende Hollywoodienne voudrait que l’on soit un leader né, qui commence dans son garage, prend tous les risques et a quitté l’école avant même d’avoir son diplôme: à l’image de Bill Gates et Mark Zuckerberg  qui ont quitté la fac… même si, certes, c’était Harvard. Ceci est un cliché hollywoodien, vous vous en doutiez, non?

L’entrepreneuriat, ce n’est pas que dans la Silicon Valley

Selon Duc, notre pdg chez Officience, les deux composantes principales de l’entrepreneuriat sont la vision et l’exécution.  L’entrepreneur a une vision de l’avenir qu’il considère préférable à celle de l’état présent et il défend une cause que la création d’entreprise lui permet de formaliser. Le développement de sa stratégie lui permet de concrétiser sa vision. C’est cela qui lui procure le sentiment de vivre pleinement et la satisfaction de rendre service à la société.

… c’est aussi au Vietnam !

Et si, comme l’a déclaré Sylvain Bureau, l’entrepreneur-type ressemblait plus à Homer Simpson qu’à Richard Branson? C’est en tous cas ce que l’on peut constater au Vietnam. De Hanoi à Ho Chi Minh-Ville, on y rencontre des coiffeurs de rue, des vendeurs ambulants et des petits commerçants: en deux mots des « micro entrepreneurs ». Dali disait « Ceux qui ne veulent imiter personne ne créent jamais rien ». Si l’on prenait cette citation au pied de la lettre, les Vietnamiens seraient les rois de la créativité! Au sens plus large cela signifie que l’on ne part jamais de rien. Si une idée n’a pas été exploitée jusqu’à maintenant, c’est le signe qu’elle ne marchera probablement jamais. Entreprendre c’est donc toujours imiter un peu en y ajoutant son grain de sel, ses innovations dans la façon de délivrer le service, la façon de communiquer… etc.

Ce déjeuner nous a aussi permis de découvrir un bel exemple d’entrepreneuriat au féminin au Vietnam : Thanh Tu LE, directrice générale de Jolie Siam, élue à 27 ans Asia’s Best Young Entrepreneur 2008 pour son entreprise de réceptionnistes et hôtesses haut-de-gamme.

Entreprendre au Vietnam pour les étrangers

Comme l’a souligné Eric Merlin, PDG d’Apple Tree, le Vietnam n’est pas le pays de l’innovation, au sens où on l’entend dans la Silicon Valley, c’est-à-dire rattaché à l’unique domaine technologique. Mais innover peut aussi se faire dans les processus, et le spectre devient alors bien plus large. Par exemple, Eric Merlin est précurseur lorsqu’il décide de développer Yves Rocher au Vietnam; tout comme l’était le coiffeur surdoué Franck Provost lorsqu’il a décidé d’ouvrir ses salons entre 12h et 14h et de prendre les clients sans rendez-vous.

Pour monter sa start-up, le Vietnam présente aussi de réels avantages, comme nous l’a expliqué Grégory Schlomoff. Herbergé dans « l’incubateur » Officience, Grégory lance sa start-up innovante depuis le Vietnam, qu’il a choisi pour de bonnes raisons. Financièrement, vivre une année au Vietnam coûte bien moins cher qu’une année en France, et changer d’environnement favorise les rencontres et l’innovation. Tout cela contrebalance la « peur de se lancer » que connaissent les entrepreneurs. Comme quoi tous les chemins mènent à la Silicon Valley!

Commentaires (2)
  • Anonymous says:

    Entreprendre c’est donc toujours imiter un peu en y ajoutant son grain de sel, ses innovations dans la façon de délivrer le service, la façon de communiquer… etc

    Va expliquer ca a Henry Ford, Éleuthère Irénée du Pont de Nemours, Bill Gates, ou Mark Zuckerberg ! Sans des entrepreneurs qui depassent la copie creative, pas de revolution industrielle, informatique ou sociale … C’est dommage de tourner la phrase de maniere aussi dogmatique car la sitation de Dali est tres pertinente sinon.

  • Julie B. says:

    Bonne remarque.
    Nous n’avons pas voulu être dogmatiques, mais c’est le risque en essayant de résumer un concept dense en une ligne. Un entrepreneur mixe nécessairement créativité et copie, d’où la notion de copie créative. La part de créativité est plus importante chez les entrepreneurs de génie tels que Ford ou Zuckerberg. Certes ils dépassent la copie créative, sans quoi il n’y aurait pas de révolution, mais il y a toujours une part de copie, l’exemple de Zuckerberg étant le plus frappant et d’actualité. C’était l’idée que je souhaitais du moins faire passer ici en m’inspirant ce cette citation.

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