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L’open knowledge, le nouveau visage de l’éducation?

Au milieu des années 60, Benjamin Samuel Bloom, le psychopédagogue américain, a tenté de comprendre les variations existantes dans les résultats universitaires des étudiants. Selon lui, tous les étudiants pouvaient atteindre un haut niveau d’éducation lorsqu’on leur accordait le temps nécessaire à cela et des conditions d’apprentissage adaptées, bien que de grandes disparités fussent constatées dans le rythme d’apprentissage.

Les cours particuliers furent probablement la meilleure solution pour suivre la progression de l’étudiant en continu, lui donner un feedback et des pistes d’amélioration, mais comment appliquer cela à un très large public ? Et bien, il semble que les nouvelles technologies aient trouvé les réponses à ces questions.

Les besoins d’aujourd’hui ont évolués

Il est important de souligner que la diffusion du savoir n’est en rien une invention mais plus un avantage découlant de l’arrivée d’internet et plus particulièrement des moteurs de recherche gratuits comme Google. La nouveauté, c’est que ces nouvelles technologies ont fait leur apparition dans les cours universitaires. Au regard de l’impact qu’ont eu ces technologies sur notre société, nous devrions déjà avoir adopté un mode d’enseignement connecté. Il existe un besoin réel d’envisager l’évolution de l’apprentissage et de l’enseignement en intégrant les outils du 21ème siècle.

Les temps ont changé, tout comme l’éducation. Les nouvelles technologies sont entrain de refaçonner la nature de l’éducation, et transforment les salles de classes en un environnement pédagogique plus attirant, permettant la coopération et plus productifs, au sein desquels les directives peuvent être adaptées aux étudiants, leurs centres d’intérêts et méthodologies d’apprentissage. Mais ces technologies ne vont pas seulement révolutionner l’écosystème éducatif mais également le lieu d’apprentissage ; les appareils mobiles sont le moyen privilégié pour accéder à internet, et les entreprises envisagent de pratiquer le Mobile-Learning davantage.

Toutefois, il est important de souligner que la diffusion du savoir n’est pas une invention nouvelle mais date de l’apparition d’internet et des moteurs de recherche gratuits dans nos vies. La nouveauté est l’introduction des nouvelles technologies au sein des cours universitaires. Avec tous les changements que la technologie nous offre, nous devrions être bien plus avancés à l’heure qu’il est. Il existe un réel besoin d’évaluer la transformation de l’enseignement et de l’apprentissage compte tenu des caractéristiques du 21ème siècle.

 The Massive Online Open Courses (MOOCs)

Au travers de cette méthodologie d’enseignement et d’apprentissage révolutionnées sont nés les Cours en Ligne Ouverts aux Masses, également connus sous le sigle CLOM. Les CLOM, qui ont intégrés la sphère de l’enseignement de manière officielle pour la première fois en 2008, ont gagnés en importance en 2012 lorsque l’université de Stanford à dispensé le premier de ce qui devint sa propre gamme de cours de ce type. Le nom du concept illustre à merveille sa définition : les CLOM sont ouverts aux « masses » car ils sont conçus de manière à pouvoir être suivis par des dizaines de milliers d’étudiants ; ils sont « ouverts » car n’importe qui avec une connexion internet peu suivre le cours gratuitement ; ils sont « en ligne » car la majeure partie, si ce n’est toute l’interaction se déroule en ligne sous forme de thread avec des cohortes d’étudiants, ou sous forme de wiki, ou via des vidéos de l’enseignant énonçant son cours. Enfin, les CLOM sont des « cours » car ils ont des dates de début et de fin définies, des évaluations pour les étudiants, divers tests et quiz en ligne, et des examens surveillés. Certains offrent même des « certificats agréés » ou des crédits universitaires. Les principaux fournisseurs de CLOM incluent  Coursera, Udacity et edX.

« Au plus les gens sont éduqués, au moins il y a de problèmes. Il y existe une réelle opportunité de suivre des enseignements réservés aux plus privilégiés et les transformer en un droit humain fondamental » dit la co-fondatrice de Coursea, Daphne Koller au président de l’université du Northeast, Joseph Aoun, « Beaucoup considèrent l’enseignement supérieur comme hors d’atteinte ».

Coursea offre au monde du contenu de haute qualité, y compris ceux qui n’y avaient pas accès. De cette manière, les étudiants peuvent désormais regarder leurs cours en ligne depuis leur domicile, pas uniquement des étudiants d’universités spécifiques, mais bien des étudiants à travers tout le pays, de partout dans le monde.

Un concurrence pour le model d’enseignement supérieur classiques?

Les pressions économiques et les nouveaux modèls d’éducation sont elles entrain de concurrencer les modèles traditionnels ? les barrières institutionnelles représentent-elles un obstacle à ces avancées constructives avec les nouvelles technologies ? on commence à s’éloigner des cours magistraux, notamment ceux avec beaucoup d’étudiants. Les apports des institutions ont besoin de se recentrer sur le but premier maintenant que la qualité des contenus n’est plus un problème.

L’idée d’une université globalisée est très attrayante. Il semble que l’accès aux contenus à un niveau mondial, du moins pour les personnes ayant accès à une connexion, sera possible d’ici 10 ans. La question qu’on doit désormais se poser est qu’est ce qui s’appellera une université dans 10 ans ?

C’est une opportunité pour mondialiser ce sur quoi les universités classiques se focalisaient mais également de repenser à un niveau fondamental ce que les universités font, leur rôle au sein de la société, comment elles sont structurées. Plusieurs expériences avec des approches différentes existent. Par exemple, elles veulent s’assurer que leurs étudiants soient soumis à un système d’accréditation pour tous les cours où un contenu leur est fourni. Elles deviendront peut être l’institution dont le rôle est de vérifier et de valider l’intégralité du processus d’apprentissage acquis grâce aux CLOM ou laisser l’intégralité des enseignements aux universités jugées comme étant les meilleures. Aussi, peut être que les universités deviendront des lieux interactifs où étudiants et professeurs peuvent échanger et parler ce qu’ils ont appris en ligne. Salman Khan, fondateur et PDG de la Khan-Academy, parle de sa vision de l’éducation en 2028 et dit qu’il ne sera pas plus long que d’être assis passivement et de ne pas remettre l’autorité en cause, car nous devrions être capables de la questionner.

Une autre question importante que nous devons nous poser est celle du rôle que prendraient les enseignants. Cette nouvelle façon d’apprendre peut-elle remplacer une salle de classe vivante ?

http://www.northeastern.edu/news/2013/04/kollercoursera/

http://www.education.com/reference/article/mastery-learning/#A

http://www.forbes.com/sites/jeannemeister/2013/08/13/how-moocs-will-revolutionize-corporate-learning-development/

http://www.scoop.it/t/sciences-du-numerique-et-e-education?page=9

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