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L’E-éducation un tournant. Officience a testé pour vous

Dans un précédent article, j’abordais l’e-éducation et les “Massive Online Open Courses” – plus connues sous le nom de MOOCs. Désirant en savoir plus sur le sujet, je me suis inscrite à un cours sur Coursera, l’un des MOOC les plus connu et réputé. L’intitulé de ce cours était: “Inspiring leadership through emotional intelligence” qui pourrait se traduire par: “Penser le leadership par l’intelligence émotionnelle.”  En voici un aperçu.

Un format souple et interactif

Les cours que j’ai eu la chance de suivre étaient sous forme de vidéos. Le format m’a semblé adapté pour différentes raisons. D’abord,  le contact entre l’élève et le professeur se faisait plus aisément. Malgré la distance, les regards, les intonations, les gestes et même les émotions parvenaient à percer l’écran. Le cours était aussi distillé dans un langage simple et moderne ce qui facilite encore un peu plus l’interaction digitale.

Les vidéos duraient une dizaine de minutes, ce qui permet de rester concentré du début à la fin, sans effort.

En plus des supports vidéos, une batterie de tests sont mis en place. Des interrogations hebdomadaires sont organisées ainsi qu’une session d’examen finaux pour chaque thème d’enseignement. Des devoirs sont aussi imposés avec des dates limites à respecter.

Une plate-forme interactive est également mise à disposition des étudiants afin qu’ils puissent interagir, partager leurs idées, donner leurs avis. Cette interface est vraiment enrichissante pour les élèves, elle leur permet d’adopter une approche plus personnelle et collaborative de l’enseignement.

En revanche, j’ai trouvé que la distance physique avec le professeur représentait un réel frein pour l’apprentissage. En effet, la frustration se fait assez vite sentir lorsque pendant un cours magistral, une question qui est importante pour la compréhension du module dans sa totalité reste sans réponse. Les seules possibilités d’interactions directes sont via une machine. C’est une limite que j’ai trouvé à l’e-education, bien que cette barrière puisse être franchie en suivant les modules directement avec un partenaire bien réel.

Avoir accès à un contenu d’une telle qualité en quelques clics reste cependant un chance inestimable.  En l’occurrence, le Dr Richard Boyatzis est un expert reconnu de l’intelligence émotionnelle et de l’étude des changements comportementaux ou sociaux. Dans ce cours, il souligne de manière brillante l’importance d’un bon leadership et  les relations que ce dernier entretient avec les émotions de chacun.

Qu’est ce qu’un bon leader?

 Comment convaincre les gens ? On les convainc au travers d’arguments émotionnels pour ensuite utiliser des arguments rationnels. Comment inspirer les autres ? Quel est le genre de leadership qui nous stimule et nous incite à nous surpasser ? Les leaders exceptionnels savent que les émotions sont la musique du leadership et les personnes exerçant un bon leadership sont capables de nous aider à gérer nos émotions au cours du processus. Un bon leader responsabilise et valorise les personnes qui l’entourent, les aide à trouver du sens à ce qu’ils font et à trouver leur place. Il les encourage et leur fait confiance. Les leaders efficaces utilisent le but de l’organisation comment contexte.

En étudiant les données dans leur ensemble, on arrive à des observations très alarmantes. Environ 50% des personnes occupant une position de leadership managérial, n’apportent aucun valeur ajoutée au point de vue de quiconque. D’autres 20 à 30% apportent peut être une valeur ajoutée au point de vue d’un tiers. Cela signifie que 70% à 80% des personnes occupant un poste de manager dans votre organisation pourraient être démises de leurs fonctions et l’organisation s’en porterai mieux. Ces 70% à 80% sont dénommés leaders dissonants, alors que les 20% à 30% restant sont dénommés leaders résonnants. Pour devenir un leader résonnant, il vous faut développer votre intelligence émotionnelle pour mieux comprendre les personnes qui vous entourent.

 La neuroscience du leadership

Ce qui a vraiment retenu mon attention lors du module est un chapitre à propos de la neuroscience du leadership.

Une étude portant sur des cadres a été réalisée. Des interviews ont été réalisées avec des cadres de 50 ans à propos de moments de leurs vies avec des leaders résonnants et des leaders dissonants. Nous avons extrait 6 épisodes spécifiques de ces interviews, chacun d’entre eux comportant un leader résonnant et un leader dissonant. Quelques semaines après, ils revirent et furent soumis à une IRMf, une Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, où ces épisodes leurs furent répétés et où on leur demanda de réagir à la façon dont ils se souvenaient du leader, son style, son efficacité, et l’impact qu’il ou elle a eu sur eux. En rassemblant toutes les données, un certain nombre de disparités furent constatés, ce qui nous aide à comprendre non-seulement les sentiments inspirés par leaders résonnants et leaders dissonants, mais aussi ce qu’il se passe dans le cerveau. L’une des découvertes fût l’activation des réseaux de neurones miroirs.

Différents types de réseaux dans notre encéphale

Les réseaux de neurones miroirs nous permettent la mimique des actions d’autrui. Les réseaux hémodynamiques compatissants nous permettent d’activer directement dans nos cerveaux quelque chose qui nous lie aux émotions d’autrui. Les leaders résonnants activent ces réseaux afin de comprendre ce que ressentent les personnes qui les entourent, et gérer ces émotions. Ce qui vaut la peine d’être retenu est quel ces activations se produisent en quelques millisecondes et durent très longtemps. Ils se produisent en-dessous de la conscience.

L’une des autres découvertes est qu’en réponse à ces souvenirs de leaders résonnants dans leurs vies, les cadres ont activés les réseaux de neurones miroirs, ce qui signifie qu’ils ont la volonté de reproduire les actions de ces leaders résonnants. Quand ils furent exposés aux souvenirs qu’ils avaient avec des leaders dissonants, ils désactivèrent ces mêmes réseaux.

Un autre point à mettre en avant : une étude prouve que lorsque l’on effectue une tache d’analyse, quelque chose nécessitant une analyse nous est présenté, chiffres, finance, physique, nous activons un réseau de notre cerveau appelé task-positive network. Il s’agit de la partie de notre encéphale permettant la concentration et la résolution de problème. Mais le task positive network bloque d’autres possibilités et ne tient en fait pas compte de certaines choses.

Lorsque l’on est confronté à des situations sociales à gérer ; deux personnes qui se disputent, une personne demandant une faveur à une autre, une personne essayant de plaire à une autre, nous activons un réseau différent appelé réseau social qui est un composant du réseau par défaut. Ce qui a été démontré est que ces deux réseaux sont quasiment complètement indépendants, qu’ils ne se chevauchent que très peu, et qu’ils s’annulent l’un l’autre. Donc, lorsque l’on entre en phase d’analyse, lorsque l’on se concentre sur la résolution d’un problème, on supprime le mode social. Et lorsque l’on utilise le mode sociale, on supprime le mode analytique. Le fait est que l’on a besoin des deux. On doit être capable de se concentrer et prendre des décisions et résoudre des problèmes. Et l’on a besoin du réseau social, pas uniquement pour fonctionner avec d’autres personnes, mais aussi pour appréhender nos émotions, et configurations morales lorsque confronté à des problèmes sociaux. On est ouvert à de nouvelles idées lorsque l’on est en réseau par défaut ou en réseau social.

L’étude démontrait clairement que la remémoration de souvenirs avec des leaders résonnants activent les parties liées au réseau social du réseau par défaut, et conduit à davantage d’activation des parties du cerveau identifiées avec plus d’activités d’approche que d’activités d’esquive en réponse aux leaders dissonants. Et lorsque les individus ont réagi à des souvenirs de leaders dissonants, l’activation des réseaux sociaux par défaut occupaient un tiers du temps alors que les deux tiers restants étaient dédiés à leur désactivation.

Un ensemble des preuves psychologiques et comportementales a été mis en évidence à travers cette étude, et nous pouvons désormais mieux comprendre ce qu’il se produit dans l’encéphale, à des vitesses éclairs, inconsciemment la plupart du temps.

Je crois que cela aide à réfléchir sur les situations quotidiennes, que l’on est peut être confronté à des leaders avec lesquels on interagit, et il important de comprendre comment le cerveau travail de manière à mieux appréhender l’attitude à avoir pour être un bon leader.

Je recommande grandement Coursera si vous voulez suivre des modules en MOOC, car ils offrent une vaste gamme de cours aux contenus fiables

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