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Génération Y: ces jeunes qui changent la donne

La génération Y désigne les personnes ayant entre 17 et 37 ans, c’est à dire nées entre la fin des années 70 et le milieu des années 90. Elle doit son nom à sa prédécesseur :  la génération X, qui est celle des Baby Boomers. En l’observant, cette génération Y apparaît fondamentalement en rupture avec les mœurs tant professionnelles que personnelles de notre société. Comment expliquer un tel fossé entre les générations précédentes et la génération des « les enfants du millénaire » ?

Tout d’abord, il faut comprendre que ce fossé n’est pas seulement générationnel, mais aussi culturel. En effet, les individus appartenant à la génération Y cultivent des valeurs et répondent à des habitudes particulières, car ils sont nés et ont grandi dans un environnement radicalement différent de celui de leurs parents.

Le rôle des nouvelles technologies :

Les Américains utilisent également l’expression « digital natives » pour décrire la génération Y, tout simplement parce que cette génération est née et a grandi dans le monde émergent du numérique et de la technologie.

Parmi ces digital natives, 64% ont accès à Internet sur leurs téléphones et 38% regardent plus fréquemment la télévision sur Internet ou sur leurs téléphones que sur un poste télévisé.

Ces jeunes technophiles qui ont développé un « sixième sens » numérique sont connectés au quotidien. Cette connexion permanente, ils la revendiquent et prêchent ses bienfaits pour l’importer dans la vie en entreprise et ainsi révolutionner les méthodes de travail.

Le fait est qu’ils vont bientôt peupler en masse le monde de l’entreprise, et d’ici à 2025,  75% des actifs n’auront jamais connu un autre environnement que celui du Web, et auront probablement balayé les habitudes poussiéreuses d’un monde trop peu collaboratif et instantané. Les rejetons de l’ère digitale floutent les barrières entre leur vie réelle et leur vie numérique, respectent, voire prônent, la transparence des informations. La nouvelle technologie n’est plus un moyen mis en place pour faciliter leur mode de vie, mais constitue désormais en elle-même un mode de vie.

Cette génération n’a en aucun cas le sentiment de subir cette révolution : au cœur même du changement, en tant qu’observatrice, elle est aussi résolument consommatrice et surtout actrice du changement.

On pourrait alors, avec confiance et fascination, laisser l’avenir entre les mains de cette génération qui déborde d’imagination, d’idées innovantes et d’ambition. Mais est-elle vraiment la génération « lumière » que certains décrivent ?

Quel portrait dresser de la génération Y ?

Une génération à part entière 

Les individus de la “genY” sont souvent passionnés et s’intéressent à de nombreux domaines qu’Internet a pu leur permettre de découvrir facilement. Ils soutiennent généralement de manière ferme leurs convictions et ne se privent pas de donner leurs avis via les réseaux sociaux.

La liberté de penser et d’agir est un acquis pour cette génération: nombre d’entre eux pensent pouvoir réaliser facilement leur désirs et devenir ce qu’ils veulent être. La faute à l’instantanéité et l’accessibilité quasi-absolue sans doute.  Ils pensent être spéciaux car on les a conditionnés dans le culte du « moi » et cela, dès leur plus jeune âge. En effet, des millions de parents à travers les pays occidentaux et en croissance dans les années 70-90 transmettaient à leurs progénitures leur espoirs, leur croyance en un avenir meilleur et par la même leur différence. C’est tout le sentiment d’une génération chanceuse et particulière qu’entretiennent ceux qui la constituent.

« Fais ce qui correspond à tes valeurs et à tes forces », « Suis le chemin de ta passion » sont des phrases longtemps répétées par leur entourage, qu’il soit familial, amical, professionnel ou même médiatique. Ils sont récompensés pour chaque accomplissement et étape de leur vie, et parfois sont même récompensés sans fournir le moindre effort.

Une montée de l’importance de l’estime de soi s’observe de plus en plus chez la génération Y, comme si elle ne supportait pas la critique ou ne l’estimait pas légitime. A ce titre, il y a un véritable fossé entre l’opinion que la génération Y a d’elle même et ses capacités réelles. Car si elle est davantage connectée et a accès à infiniment plus de données que ses prédecessurs, elle n’en demeure pas plus brillante.

L’esprit d’entrepreneur:

La graine est plantée dans leur esprit dès le plus jeune âge : ils sont capable de changer le monde. Cette idée peut traduire et susciter une véritable ambition, ainsi qu’un esprit optimiste et entrepreneur. En effet, 37% des enfants de la génération Y veulent monter leur propre entreprise. C’est la génération où « tout est possible », où chaque grand entrepreneur transmet non pas l’importance du but financier, mais celle du parcours enrobé de passion. Les individus de la genY accordent beaucoup d’importance aux notions d’ « indépendance » et de « liberté ». De nos jours une carrière sécurisée n’est plus en vogue pour nombre de jeunes actifs – il est de bon ton de suivre son rêve.

Assoiffée de liberté

La génération Y se veut libre de toutes contraintes. En effet, 54% préfèreraient prendre un peu de temps pour poursuivre un hobby plutôt qu’être dans la vie active, 41% accordent beaucoup d’importance au congé sabbatique que l’entreprise offre et 20% planifient régulièrement un jour de congé pour consacrer du temps à des projets personnels. Ils ont le sentiment que le monde leur appartient et pense que la liberté leur est dûe de nature.

Faire la différence :

73% pensent qu’il est important que leur entreprise ait un impact positif sur la société, l’économie ou le monde en général. Ils privilégient les expériences et veulent s’en servir non pas pour remplir les lignes de leur CV, mais pour appréhender des domaines variés, pour découvrir, et faire la différence dans leur carrière mais aussi dans leur vie personnelle. Ils ont apporté un coup fatal au mythe de l’entreprise paternaliste qui retient ses employés plusieurs décennies. La génération Y veut changer le monde du Business et s’attache à afficher, puis à affirmer et enfin imposer sa différence.

Une génération qui laisse perplexe

Est-ce l’égoïsme, l’ambition, le narcissisme, ou tout simplement une soif de vaincre qui dirige cette génération ? Certains individus de la génération précédente, qui sont malheureusement souvent les managers de nos protagonistes, observent leurs habitudes de travail et y voient des incompétents, des enfants gâtés qui ne veulent se heurter à la dure réalité, qui ne veulent pas obéir aux règles et qui passent leur temps – sur leur smartphone- à rêver et à espérer que le « deus ex machina » agisse.

Faut-il alors donner raison à la tradition ou à la révolution? Si la génération Y ne répond effectivement pas toujours aux attentes traditionnelles  d’un monde professionnel en pleine transition, elle s’affirme en tout cas par sa créativité, sa capacité à innover et à espérer. La complexité de cette génération fait couler beaucoup d’encre et soulève de nombreuses interrogations, laissant beaucoup d’observateurs perplexes et méfiants. Accordons au moins le bénéfice du doute à cette génération Y et tâchons d’y placer un peu d’espoir, car après tout, son rejet de la tradition lui permettra à coup sûr de s’affranchir des erreurs du passé.

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