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Pourquoi j’ai donné ma langue aux Offies

Depuis quelques mois, l’ambiance à Officience est devenue plus légère. Les gens parlent plus entre eux, il y a plus d’échanges. Parfois franchement, ça piaille. Mais c’est plutôt bien : les langues se délient, et depuis qu’on n’a plus de manager, les gens osent plus s’exprimer, partager leurs idées, s’engueuler même. Et cette émancipation sur le plan professionnel, on la voit d’abord au travers du langage.

Jargon, langue maternelle, Offyisms… Le langage, c’est toute une histoire chez Officience. Plus qu’un simple outil de communication, il est la clé de notre identité.

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Du « taux de pénétration » au Javascript : quand on comprend enfin le travail de nos collègues

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Libérer le langage dans l’entreprise, c’est maximiser la perméabilité des savoirs. Qu’on se le dise : entre moi, littéraire, et Tin, développeur, il y a vraiment des fois où on ne parle pas la même langue. Et la solution, dans ces cas-là, n’est pas de mettre fin à la conversation en disant « Laisse-moi faire, je m’en occupe ». On donne à chacun de nos interlocuteurs les codes pour comprendre ce que l’on fait. Il y a quelques semaines par exemple, j’ai travaillé avec deux développeurs sur la question des applications mobile, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu de leurs tâches quotidiennes, des enjeux qui peuvent se poser avec les clients, des difficultés qu’ils peuvent rencontrer et que, de l’extérieur, je ne parvenais pas à expliquer (le résultat ici). De même, en tant que marketeuse, j’aide les Engagement Leaders de nos équipes, qui sont en contact direct avec le client, à mieux présenter leurs services et leurs compétences.

Dans une boîte d’IT comme Officience, les jargons professionnels peuvent poser de réels problèmes en termes de cohésion de groupe. Facile de séparer les développeurs et les fonctions supports ! Mais finalement, c’est quand même hyper intéressant en termes de perception : une fois qu’on comprend leur langage, le travail des « mecs de l’IT » prend tout de suite beaucoup plus de sens. Et vice-versa.

Maximiser les interactions entre les services, ça permet de gagner en cohésion et en productivité. Ca assure aussi la cohérence du message transmis à l’extérieur. Et on peut enfin répondre à la question : « Et Binh, de O2C, il fait quoi ? »

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« Dou iu spik anglish ? » Faire de la barrière de la langue notre force

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Le problème de l’entreprise internationale, c’est quand même qu’à la base, les gens ne parlent pas la même langue. Parfois, ça pose problème : avec les différences de culture, les messages peuvent être interprétés différemment. De même, certains n’osent pas s’exprimer, de peur que leur message passe mal ou d’être en position de faiblesse. Mais pour éviter ça, on fait attention à deux choses : la qualité du recrutement (on maîtrise tous l’anglais), et la proximité avec les équipes grâce aux Daily Meetings, qui permettent de s’assurer quotidiennement qu’on va tous dans la même direction. L’année dernière, Anaïs Victor et Hoang Anh Phan ont même organisé un atelier de communication par l’improvisation (voir ici), afin de montrer qu’au-delà du langage verbal existent aussi les langages corporel ou situationnel. Ne pas parler la même langue n’est donc jamais insurmontable dans l’entreprise. Grâce à ça, on a quand même rarement de vrais problèmes de communication au sein des équipes.

En fait étonnamment, la différence de langue maternelle, c’est surtout un facteur de bonne humeur dans l’entreprise. Entre les Français qui tentent d’apprendre le vietnamien ensemble, et les Vietnamiens qui apprennent le français, ça donne lieu à pas mal de cours pendant les pauses déjeuner, et à pas mal de rires aussi. On apprend à se connaître, et on se moque un peu des autres. « The way you say it is soooo cuuute ! » and « Troi oi ! » sont des mots qu’on entend pas mal dans les couloirs… En somme, je crois qu’on doit avoir pas moins de 2 cours de langue par jour organisés dans Officience. Cours d’anglais, French-Viet class, utilisation de l’application Gymglish…aucun répit pour ces sessions directement issues de nos valeurs de Shared Value et Open Knowledge.

Finalement, la valorisation de l’Open Knowledge pousse chacun à être curieux et à acquérir de nouvelles connaissances. Et être confronté à une langue étrangère au quotidien permet surtout de créer des moments de partage entre collègues, en-dehors du cadre professionnel.

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Offyisms « Talk the walk »

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Mieux que l’anglais, mieux que les French-Viet classes, il y a un langage qui rassemble tout le monde : nos Offyisms ! C’est tout un vocabulaire spécifique qui a été créé pour soutenir notre culture d’entreprise. Ainsi, chacun de nous Offies peut se révéler lors des OffyTalks, poser des questions au CEO lors des OffyConversations, visiter les bureaux parisiens OffyCaire… Bien sûr, celui qui maîtrise les codes de ce nouveau langage fait un pas significatif dans son intégration dans l’entreprise. Pourquoi ? Parce qu’un langage d’entreprise, c’est une identité commune qui se crée. C’est un tissu de mythes et valeurs qui se dessine lorsqu’on entend l’un des Offyisms et qui rappelle à chacun en quoi l’entreprise est différente d’une autre. Comme la fois où, pendant le VIVO, la Funky Team a fait danser son Libero sur la plage… Vous n’avez rien compris ? C’est normal, et c’est tant mieux ! N’est pas Offy qui veut !

« Great leaders Talk the Walk », titrait la Harvard Business Review il y a quelques mois (ici). Et c’est vrai : chez Officience, les Offyisms talk the walk, c’est-à-dire qu’ils sont un vocabulaire qui aide tout le monde à comprendre ce qui rend l’entreprise spéciale et ce qu’il faut faire pour être au top. Des expressions comme « Start with Why » rythment nos messages et rappellent à chacun les bonnes pratiques Officience.

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Maîtriser les codes du langage chez Officience, ça peut donc être un vrai casse-tête. Mais du coup, la victoire est encore plus grande quand on parvient à les manier. Le langage, ça a l’air acquis, ça n’a l’air de rien. Mais finalement, c’est peut-être le point le plus important du bien-être chez Officience. Alors, qui sera le prochain à tenter de découvrir qui est le « Linchpin Padawan » de l’entreprise ? On organise bientôt un “Vis ma vie d’Offy” ?

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